Phytothérapie et dopage chez le cheval de sport

L’avancée des connaissances en phytothérapie ouvre aujourd’hui de nouvelles perspectives pour traiter diverses pathologies animales, notamment chez les chevaux de sport. Ces traitements peuvent être utilisés chez les chevaux de compétition, à condition qu’aucune molécule interdite ou soumise à contrôle ne soit détectée dans leurs échantillons sanguins ou urinaires lors des compétitions.

Les substances interdites ou contrôlées sont listées dans deux répertoires officiels établis par la Fédération Équestre Internationale (FEI), lesquels sont régulièrement révisés. Il est donc essentiel de vérifier qu’un produit phytothérapeutique ne contienne aucune molécule inscrite sur ces listes. Les règles régissant l’utilisation des médicaments pour les chevaux de compétition sont extrêmement strictes, et les sanctions en cas de dopage sont sévères.

Qu’est-ce que le dopage ?

Le dopage désigne l’utilisation de substances ou de procédés destinés à accroître artificiellement les performances d’un athlète. Dans le cadre du cheval de sport, deux principes fondamentaux régissent la lutte contre le dopage :

Un cheval participant à une compétition doit être en parfaite santé. Si un médicament est administré, cela soulève des doutes sur son état de santé.

Tout traitement administré pendant l’entraînement doit être transparent et ne doit en aucun cas permettre de maintenir à l’entraînement des chevaux souffrant de maladies incompatibles avec la pratique de l’exercice.

En théorie, les molécules de phytothérapie sont éliminées du corps des chevaux dans un délai maximal de 72 heures, ce qui correspond à la durée nécessaire pour que de nombreux polyphénols présents dans l’alimentation des herbivores soient métabolisés et éliminés sous forme d’acide hippurique par les reins (Noël, 2015). Cependant, certaines plantes sont d’ores et déjà interdites en raison de leur potentiel à masquer une maladie ou à améliorer de manière artificielle les capacités du cheval.

Plantes interdites et à risque

Parmi ces plantes, la valériane et l’harpagophytum sont formellement interdites. Une méthode de contrôle a été instaurée pour évaluer les niveaux de leurs substances actives dans les chevaux.

D’autres plantes, selon leurs monographies, présentent également des risques en raison de la présence de substances prohibées, telles que : (liste non exhaustive)

  • Le guarana, qui renferme de la caféine et de la théophylline.
  • Le mucuna, qui contient de la nicotine et du diméthyltryptamine.
  • Le marron d’Inde, la piloselle et l’avoine, qui renferment des coumarines.

Ces substances font partie des molécules interdites par la FEI. Il est donc crucial pour les propriétaires et les entraîneurs de veiller à ce que tous les traitements administrés aux chevaux de compétition respectent les réglementations en vigueur.

Que faire en cas de doutes ?

En cas de doute et pour ne prendre aucun risque, il est recommandé d’arrêter la complémentation phytothérapeutique minimum 72h avant l’épreuve. Vous pouvez également demander l’avis à votre vétérinaire.

 

Mais du coup phytothérapie et concours c’est compatible ?

Oui et non !

Pour s’adapter à la réglementation en termes de dopage, de nombreux fabricants de compléments en phytothérapie proposent aujourd’hui des compositions certifiées non dopantes.

C’est souvent le cas pour les compléments à visée de soutien locomoteur, dans lesquels on ne trouve plus d’Harpagophytum ; ou dans les compléments contre l’anxiété dans lesquels la valériane a été exclue.

Les produits de soins tels que les gels de massage sont aussi touchés par cette réglementation et des formules non dopantes existent aussi.

 

Concrètement ça donne quoi la phytothérapie compatible avec la compétition ?

Pour vous donnez des exemples, voici quelques produits disponibles chez Phyto’Logique avec des formulations non dopantes :

 

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